mercredi 19 octobre 2016

Est ce que vous aussi ? - Une petite tranche de moi ! (Le harcèlement scolaire)

Le harcèlement scolaire



Aujourd'hui j'ai regardé la vidéo d'une youtubeuse, qui racontée sa difficulté a remonté la pente suite au harcèlement scolaire dont elle a été la victime. Difficile a imaginé quand on la regarde toute jolie, pimpante, pleine d'entrain et toujours le sourire dans ces vidéo. J'adore les vidéo gaming, en plus des vidéo Booktube, et il est vrai qu'elle fait parti des rares youtubers dont je ne loupe pas une vidéo, car elle est comme un rayon de soleil qui vient égayer ta journée. 


Pourtant elle à osée parler d'un sujet, qui n'a aucun rapport avec sa chaîne. Et sujet que moi même je vais aborder aujourd'hui, pour expliquer ce que le harcèlement scolaire implique dans le futur. 



Je suis maman d'une petite Fille de 8 ans, j'ai une vie de famille, et amoureuse épanouie, et pourtant je ne peux pas complètement dire que je suis heureuse. J'ai été victime de harcèlement scolaire, tout d'abord, par mon professeur de CM1. Il me tirait les cheveux, me rabaissée devant mes camarades de classes (qui du coup forcément en profitaient), j'était tout le temps puni, (Pourtant il faut savoir que j'étais une excellente élève, très sage) Mais ma tête ne revenait pas à cet instit.



Les conséquences, pendant 1 an je me suis isolée du reste des élèves, mais pas seulement, j'ai tout fait pour ne pas aller à l'école  (Mes astuces, taper le thermomètre au cul mais seulement avec ceux au mercure, mettre le thermomètre a proximité d'une ampoule mais ça ne marche plus avec les ampoules à Led, faire semblant d'être évanouie sur le sol, et beaucoup d'autre petite chose) mais la pire fut quand même la technique de la ratatouille décongelée, je mangeais seule le midi, un jour j'ai décongelé de la ratatouille, l'ai jetée dans les toilettes et appelé mon père à son travaille pour qu'il rentre, car j'avais soit disant vomi. Bien sur au bout d'un moment mes parents ce sont dit que j'avais un soucis, toutes ces fois ou j'ai tout fait pour ne pas aller à l'école, plus mes résultats qui chutait. 



Ils ont donc prit rendez-vous avec mon instit, qui à bien sûr tout nié en bloc, je me suis défendu, le jour du rendez-vous, très mauvaise idée, mes parents on jugée mon comportement inacceptable et mon punis. Ma dernière année de primaire c'est plutôt bien passé. Mais les conséquences de cette année de CM1 ont été désastreuse pour le reste de ma vie, j'ai à cette époque pris énormément de poids. 



Ensuite je suis rentrée au collège, et au début tout ce passé bien. Mais un jour ma prof de sport qui été ma professeur principale, a décidé que j'été trop grosse et que du coup j'étais mauvaise en sport, et que finalement je ne méritais pas de passer en classe supérieur elle m'a donc fait redoubler avec 14,5 de moyenne générale, avec bien sur un joli 0 en sport. La conséquence, j'ai changé d'établissement, et dans ma tête de collégienne, je ne comprenais pas pourquoi, ma meilleur amie était passé avec 7 de moyenne, et moi avec 14,5 j'ai du redoubler. La conséquence de cette année, j'ai décidé de lâcher prise sur les études, j'ai arrêtée d'être bonne élève, je ne faisais plus mes devoirs et mes notes chutaient à vue d’œil. 



Mais les années de collège qui suivirent on été les pires, et surement les plus dévastatrice pour mon moi collégienne, mais aussi pour mon moi futur. Dans mon nouveau collège j'étais la nouvelle, la grosse (donc forcément la moche, la vache, la grosse truie etc...), la violence des insultes n'a fait que monter crescendo, jusqu'au jour ou cela n'a plus suffit, et ou on est passé aux coups, gifle, tirage de cheveux, crachat, collage de chewing-gum dans les cheveux, poussage dans les escaliers, caillassage le matin à l'arrêt de Bus. Mais le pire c'est que encore une fois, l'instigateur de ce déferlement de haine était un professeur. Mon professeur de musique, j'adorais la chorale même si je n'étais pas très doué. Et avec deux de mes amis (un garçon et une fille)  on c'est dit chiche on s'inscrit (pour moi ça a été une très mauvaise idée). J'ai eu le droit a des réflexions toutes l'année en club de chorale mais aussi en cour de musique par la suite. Des réflexions du genre (de la part du professeur) "Ma pauvre fille, déjà que t'es grosse mais en plus tu chante comme un pied, t'a vraiment rien pour toi." ou encore un jour de concert "T'es tellement grosse qu'on ne va voir que toi, quel image de la France (on était en Allemagne)" . Et j'ai eu le droit à ça, pendant 2 ans, en plus du reste, et cerise sur le gâteau mon meilleur ami à l'époque a rejoint le coté des harceleurs. Mais je n'ai rien dit, vu comment cela c'était passé avec mes parents dans mes expériences précédente, j'ai préféré me renfermer sur moi même et noyer mon mal être dans la nourriture. Mes parents ne se sont jamais posés la question de pourquoi, mon meilleur ami ne venait plus a la maison presque tout les samedis comme il le faisait avant. 



Est-ce que j'ai déjà pensé au suicide? oui plus d'une fois, pourquoi je ne suis pas passé a l'acte, a cause de mes grands frères, je ne voulais pas leur imposer ça. Et aussi que je n'ai jamais trouvé de cachet assez fort pour passer à l'acte chez moi. Il était hors de question pour moi de me taillader les veines ou de me pendre, je ne voulais pas que mes parents me retrouve comme ça. 



Alors comment ça c'est arrêté, un jour je suis revenu avec une marque violacé au visage, que je n'ai pas pu cacher, et je n'ai pas pu mentir comme d'habitude car cela dessiné une énorme marque de main sur ma joue. Alors j'ai du tout raconter a mes parents, ils m'ont pour une fois cru (enfin ma mère m'a quand même demandé ce que j'avais fait pour qu'on me frappe), Mon père a mis les pieds dans le plat. Et tout c'est calmé (par chance les enfants à cette époque n'avait pas les réseaux sociaux, et avait encore peur de l'autorité des adultes)



Heureusement mes années de lycée ce sont super bien passées. 



Aujourd'hui j'ai 32 ans, et je ne suis toujours pas remise de tout ces événements, j'ai toujours "peur" des gens, je ne me sent pas capable d'avoir un travaille car de une je n'ai aucune confiance en moi, et de deux j'ai une peur phobique de la vie en société, et de la pression de devoir rendre des comptes à quelqu'un. Je ne finis jamais mes projets, je fini toujours par abandonner, car je me trouve nul dans tout ce que je fais. Et cela handicap ma vie dans son ensemble. Le simple faite de passer mon permis de conduire et une épreuve d'horrible souffrance. 



Et même mes proches ne comprennent pas, je commence toujours plein de projet (pour eux c'est plus un caprice d'enfant gâté) que je ne termine jamais car je ne me sent jamais a la hauteur. 



Et j'ai souris pendant que je regardais la vidéo de la youtubeuse dont je vous parlez au début, car a un moment elle parle qu'elle s'attache très vite au personnes, et qu'elle n'ose pas leur dire de peur de passer pour une folle. Et moi aussi je m'attache très vite, mais des que ces personnes me font ne serait-ce qu'un tout petit peu de mal ou me blesse, je coupe les ponts tout de suite de peur de retomber dans la spirale du harcèlement. Et du coup j'ai fait plus simple, je refuse toute vie sociale. Elle soulève aussi un point important, je suis tout le temps fatigué, et j'ai aussi tout le temps du mal a me motivé, il y a des jours ou je pourrais dormir 20h/24h, et c'est pareil, c'est très handicapant. 



Voilà les conséquences que le harcèlement scolaire a eu sur moi, je me rend compte que j'ai peur du monde, que je n'ai ni confiance en moi, ni confiance aux autres. (Heureusement j'ai mon mari et c'est je pense grâce a lui si je suis encore là.) 



Mais si je parle aujourd'hui du harcèlement dont j'ai été victime, c'est déjà car la youtubeuse en question, m'a prouvée que je n'étais pas la seule a ne pas pouvoir me reconstruire correctement après tout ça. 



Et que aujourd'hui j'ai peur pour ma fille, car elle est en CE2 et que pour moi elle est victime de harcèlement scolaire, même si les autres disent que ce n'est rien de grave c'est des brimades d'enfants. On lui vole ses affaire pour les jeter dans les toilettes ou par dessus le grillage de l'école, on l'insulte (en parti a cause de moi a cause de mon poids), on la bouscule, on lui baisse son pantalon, cerise sur le gateau (et qui montre l'intelligence des parents), ma fille et très grande elle fait deux têtes de plus que ces camarades de classe et une maman (qui elle a une fille qui fait deux têtes de moins que les autres) que ma fille a une maladie grave qui fait qu'elle est grande (dans ces moment là j'ai juste envie de dire pauvre conne), du coup ma fille a été très longtemps persuadé qu'elle allait mourir d'une maladie grave. Et le pire du pire c'est déclenché en début de semaine, le 19 octobre c'est son anniversaire, et nous l'avons autorisé a inviter des copains. Le lundi toute contente elle distribue ses invitations aux camarades qu'elle veut inviter. Mais là elle se fait bousculer par un élève, qui lui dit que de toute façon personne ne l'aime donc personne ne viendra a son anniversaire, et un autre a même refusé son invitation et l'a menacé de la déchirer devant toute la classe. Et vous voulez savoir la finalité, quasiment tout les enfants lui ont dit qu'ils ne viendraient pas. Bien sur nous avons plusieurs fois signalé le problème aux instits et directeur, sans qu'il n'y ai aucun changement. 


Il nous reste quoi comme solution ?  La déscolariser ?  (oui parce que si vous avez bien suivi je n'ai pas de permis de conduire, et j'habite en pleine campagne, donc impossible de la changer d'école) Heureusement nous devons bientôt déménager, et j'attend beaucoup de ce nouveau départ pour elle, et je croise les doigts pour que dans sa nouvelle école tout ce passe bien. Sinon je serais obliger de prendre une décision radicale. Car je ne veux pas qu'elle se retrouve dans la même situation que moi dans sa vie futur, a être bloqué et ne pas avancer. 



Tout ça pour vous dire faites attention à vos enfants, essayez de les faire parler le plus possible, car au début ma fille nous cachait tout, c'est quand elle a commencé à faire des cauchemars toutes les nuits et à ne plus vouloir aller à l'école qu'on a compris que quelque choses n'allait pas. Et force de persuasion on a réussi a la faire parler. Du coup elle se sent un peu plus légère, et se laisse un peu moins faire. 

J'essaye de la rassurer mais ce n'est pas toujours simple. 


Cette article n'a pas pour bute de faire pleurer dans les chaumières (même si moi j'ai beaucoup pleurer en l'écrivant, ce n'est pas facile d'écrire sur ces faiblesses et sur son incapacité à aider son propre enfant.), Mais seulement pour partager, et que si vous avez été ou êtes victime de harcèlement (scolaire ou autres) vous n’êtes pas seule. Et si vous avez des difficultés à avancer dans votre vie à cause de ça, vous n’êtes pas les seules non plus. N'hésitez pas à en parler, bien au contraire, déjà ça vous libérera, et une parole a la bonne personne peut tout arranger. 


Désolé encore pour les fautes d’orthographe, elle font aussi parti de mon manque de confiance, c'est aussi pour ça que j'ai mis si longtemps à me lancer dans un blog littéraire. (adorer les livres et faire autant de fautes pour moi c'est une honte absolue) 





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