jeudi 16 juin 2016

Est ce que vous aussi ? - Une petite tranche de moi ! (Le deuil périnatal)

Le deuil périnatal



Nous allons parler d'un sujet pas très loquace, mais qui me touche et qui est important, toi qui n'a pas forcément perdu d'enfant, ce sujet peut t'intéresser aussi, car je vais aussi parler de comment réagir lorsqu'un proche est touché par ce drame. 




Il y a de ça un an le 15 juin 2015, naissait un petit garçon, atteint d'ostéogenèse de Type 2, ou plus communément appelé la maladie des os de verre. Il était de par cette maladie condamné, car le Type 2 de cette maladie est fatale. Ce petit garçon s'appel Antarès, et il mort le jour de sa naissance. Je me souviens de ce jour ou j'ai accouché sous péridurale, je me suis interdite de pleurer, et je n'ai pas pleurer pendant l'accouchement, (j'avais eu des tas de messages, qu'il ne fallait pas que j'en fasse tout un plat qu'il était tout petit, que ça ne comptait pas, donc j'étais parti dans cette optique là de ne pas montrer que j'étais faible). Mais le lendemain quand il a fallu quitter l’hôpital, qu'il a fallu l'abandonner (On a du faire un autopsie, pour voir si ce n’était pas génétique et surtout héréditaire, nous l'avons fait pour ma fille, mais aussi pour mon neveu et ma nièce), quand je devais passer le seuil de la porte de la chambre mortuaire, je ne pouvais plus partir, je me suis effondrée en larme. Je suis juste reparti avec ses empreintes, c'est la seule chose que j'ai de lui. 







Vous allez me dire mais pourquoi elle nous raconte sa vie celle là. Parce qu'il juste important d'en parler et de ne pas oublier déjà. Car beaucoup trop de personne, pense que si on a un proche qui a perdu un jeune enfant, ne pas en parler est la meilleur solution, alors que c'est totalement Faux. 



Je sais que vous pensez quand disant: "c'est pas grave vous en referais un autre", "C'est pas grave vous êtes jeunes", "c'est pas grave imagine il aurait eu sept ans ça aurait été pire" "roohh c'est pas grave c'est pas comme si vous en aviez pas d'autre." vous  pensez réconforter les personnes, et bien désolé de vous décevoir, mais ce n'est pas le cas. Le deuil périnatal, est un des deuils les plus difficile, car déjà il n'est reconnu par personne, tout le monde pense que si on a pas connu l'enfant c'est beaucoup plus facile (et moi je pensais pareil avant, donc je ne vous juge pas, mais j'essaye juste de vous expliquez ce qu'on ressent en tant que parents). 



Mais en fait perdre un enfant qu'on a pas connu c'est comme briser un espoir, ou un rêve. Cela fait un an que j'ai perdu mon petit garçon, et pourtant je rêve toujours de lui, j'essaie d'imaginer quel voix il aurait eu, quel tête il aurait eu, son sourire et beaucoup de chose, je me rattache à mes souvenirs de grossesse, car je n'ai que ça comme souvenir avec lui. Et c'est ça qui est difficile, ne pas avoir de putin de souvenir, cette impression de pleurer un fantôme, que vous êtes le seul à avoir vu.  Car je vous le dit clairement  généralement autour de vous à part une ou deux personnes, tout le monde s'en fout. Les gens ont balayés cet événement aussi vite que si on leur avait annoncé qu'il n'y avait plus de papier toilette et je pense que c'est ça le plus difficile. 

Pour la plupart des gens cette enfant n'a jamais existé et on voit souvent des mamans, qui explique que oui elle on eu un enfant qui est mort, et là on leur répond: "Ah donc t'es pas maman". C'est un paradoxe assez complexe, tu as accouché d'un enfant (mort née certes), mais tu n'es pas considéré comme parent. Rentrer a la maison le ventre vide et les bras de même, les gens vous font comprendre que c'est comme si rien ne c'était passé, et vous avez l'impression de ne pas être légitime dans votre souffrance.

Beaucoup de gens se pense être bienveillant, alors qu'il nous font vivre un enfer. 

Par exemple je vais vous expliquez un peu mon "pedigree", En deux ans, j'ai fais une img (interruption médical de grossesse) pour Antarès et 7 fausses couches (dont des jumeaux) . La conséquence d'avoir des proches qui ne sont pas capable d'être à l'écoute, c'est que par exemple après la perte d'Antarès mon mari à refusé que l'on parle des fausses couche à sa famille. Car il a été blessé de la façon dont ça a été balayé et il n'avais plus envie de les ennuyer avec nos soucis. 


Ce qui prouve que de la façon, dont vous vous exprimez à des parents qui vivent ça, cela peut casser quelques chose. 

Dans ma quête de guérir de mon deuil, j'ai lu deux livres:

Le premier, Le ventre vide de Nadia Bergougnoux, qui elle même a vécu ce drame. C'est un livre témoignages et conseils, Il est très bien adapté au personnes en deuils d'un enfant, mais aussi aux proches. Il y a beaucoup de conseil, très adapté, et beaucoup de témoignage tous très différent.  Je me souviens d'un témoignage qui été du style : "mon mari a regardé le zizi de notre fils à souris et a dit, c'est bien le fils a son père" et je m'en souviens car mon mari a eu la même réflexion, c’était une petite goutte de sourire, dans un torrent de larme, mais elle m'a permis de respirer. Pour moi c'est un très bon livre, qui m'a permis de d'avancer et de ne pas rester bloqué. Je vous mets ici le message que j'ai envoyé à l'auteur:



Merci pour tout,
Je l'ai reçu avant hier et lu hier, je ne sais pas si vous avez pu écrire ce livre, sans pleurer a chaque instant, moi je n'ai pu le lire sans pleurer a chaque ligne.
Je suis mamange d'un petit garçon qui s’appelle Antarès, atteint d'une ostéogenèse imparfaite de type 2. je me suis retrouvé dans quasiment toute les lignes des témoignages, poignant et émouvant de vérité.
Les gens sont tellement mal informé et ont tellement de phrases dur pour les mamanges (sans s'en rendre compte), ils pensent êtres bienveillant alors que c'est tout le contraire, j’espère par dessus tout que ce livre ne sera pas lu que par des mamanges. Pour que les gens comprennent enfin ce par quoi nous passons.
C'est un livre qui aidera sûrement les mamanges comme moi a ne pas se sentir seule et stupide d'éprouver des sentiments pour des petites étoiles qui pour les autres non pas existé.
Vous avez vécu quelques chose d'horrible, et je remercie les étoiles d'être née a mon époque, ce qui m'a permis de dire au-revoir a mon fils. Car je pense, c'est ce qui pour moi aurait été le plus terrible. Alors je vous tire mon chapeau d'avoir pu vous reconstruire.
Merci encore pour ce merveilleux livre et pour la dédicace, j’espère que ce bébé sera un beau succès, et qu'ils aidera des milliers de personnes, comme moi il m'a aidé.

Le deuxième livre, Les rêves envolés écrit par Suzy Fréchette-Piperni une québécoise, qui elle si je ne m'abuse n'a pas vécu cette perte, mais qui est une infirmière qui accompagne les parents dans cette épreuve. Je l'ai moins apprécié, il est plus scolaire, on dirait presque un livre pour les étudiants en psychologie, même si il y a toujours de témoignage dedans. Et puis les descriptions sur la façon dont ce passe ces événements dans les hôpitaux, les administrations sont différent car cela se passe au Québec. D'ailleurs je vous ai présenté le ventre vide en premier car c'est mon préféré, mais c'est le deuxième que j'ai lu, (que j'ai acheté car je n'avais pas trouvé le réconfort dans le premier). j'ai trouvé que celui ci était vraiment écrit pour les personnes extérieur au deuil. 





Donc un conseil de Parange pour les proches, écoutez, surtout écoutez et n’interrompez pas, acceptez de voir des photos si il y en a, et parlez de lui de façon que les parents voient que pour vous aussi il a existé, que leur douleur est légitime, que ce n'est pas quelques chose d’insignifiant. Que ce n'est pas dans leur tête. 



Et vous parange n'hésitez pas à lire ces livres si ça peut vous aider, mais surtout parlez en, et si vous n'avez personnes pour en parler, Les psy sont là pour ça (et ce n'est pas parce que vous consultez un psy que vous êtes forcément fou). Réussir à mettre des mots sur sa douleur, c'est très important pour avancer. 



A mon étoile 




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